Que ce soit pour donner plus de poids à votre candidature auprès d’une salle de concerts, rassurer un programmateur quant au sérieux de votre démarche ou assurer la promotion du show auprès des médias du coin, vous aurez fatalement besoin de vous constituer un kit presse (ou press-kit, dans la langue de Mick Jagger) digne de ce nom, histoire de ne pas trop passer pour des guignols. Celui-ci pourra bien sûr prendre une forme physique, accompagné de votre dernière production musicale, mais devra également être désormais doublé d’un EPK (ou Electronic Press Kit), soit une version diffusable par Internet de celui-ci.

T’es qui toi ?

I4-3Premier élément de présentation, une bonne bio requiert toute votre attention. Ni trop courte, ni trop longue (une vingtaine de lignes devrait suffire, mais vous pouvez aussi prévoir d’ores et déjà une version courte – 5 à 6 lignes – pour vos en-têtes d’e-mails), elle peut être rédigée aussi bien avec beaucoup d’humour que sur un ton très sérieux, mais devra en tout cas être vierge de toute faute d’orthographe, le genre de truc ultra-rédhibitoire à ce niveau. Dans tous les cas, c’est parfois mieux, comme nous le dit si bien cet article de Confliktarts, de confier ce boulot à un pro en la matière.

Si vous préférez quand même la gérer vous-même et que vous n’avez pas trop d’inspiration, voici deux articles qui pourront vous aider à organiser vos idées avant de vous lancer dans la rédaction : Chez iMusicianDigital.com et Audiofanzine.com

Enfin, rappelez-vous qu’un journaliste comme un programmateur a besoin de vous classer dans des cases pour bien faire son boulot… Même si vous n’aimez pas trop les étiquettes, et on peut le comprendre, n’hésitez pas à jouer le jeu et donnez leur quelques références auxquelles s’accrocher.

Tu veux ma photo ?

SI4-2elon une étude des plus sérieuses, une publicité avec un visage humain a bien plus d’impact sur la perception du message qu’une pub avec seulement des objets inanimés. Hé bien, mine de rien, c’est pareil pour vous. A ceci près qu’il n’y a rien de pire qu’une photo de groupe loupée pour couler sa carrière avant même qu’elle ne commence. Puisque vous n’avez pas le droit à l’erreur, autant aller voir ce que Confliktarts nous dit sur le sujet avant de vous lancer.

Si vous avez besoin de conseils plus « techniques », allez visiter le topic de Virus Photo sur le sujet.

Et puis, au risque de nous répéter, n’oubliez pas que contrairement à ce que nous dit le vieil adage populaire, on n’est jamais mieux servi que par un mec qui connaît son métier… Vous avez bien un pote qui tâte un peu en photo, non ?

Le détail qui tue

Il ne faudrait pas oublier qu’on est quand même là pour parler de musique au départ, et bien entendu, votre press kit devra contenir quelques liens pour que l’on puisse écouter voir visionner le résultat de votre boulot. On vous en parle un peu plus loin dans un autre article consacré à la diffusion de votre musique. Mais le truc qu’on oublie malheureusement le plus souvent quand on constitue son press kit, ça reste encore la finalité de l’objet : N’oubliez jamais de metre vos contacts ainsi que l’ensemble des liens (site web, réseaux sociaux…) vous concernant, comme nous le rappelle si justement Audiofanzine en nous donnant aussi quelques tips supplémentaires.

Enfin, la tentation d’intégrer dans votre press kit des articles de presse préexistants est toujours bien présente, et vous pourrez tout à fait le faire tant qu’il ne s’agit pas d’un article d’une feuille de chou locale qui se plante sur l’orthographe de votre nom en signalant au passage que vous avez animé la première partie du loto annuel de Sainte-Marie-les-deux-bretelles.

Et sinon…

Il existe plusieurs sites qui vous proposent de construire en ligne votre EPK… Parmi eux, on peut vous conseiller les américains de Epresskitz. Mais sinon, si vous possédez un site sur WordPress, cela peut amplement vous suffire pour y héberger votre EPK, comme vous l’explique (entre autres choses) cette petite vidéo. N’oubliez pas d’aller aussi consulter le blog de DBTH sur le sujet !