Se gérer une tournée complète ou même se trouver une date isolée pas très loin du studio de répétition, c’est une chose. Mais participer à un tremplin ou se retrouver programmé à l’affiche d’un festival, voilà qui procède d’une logique légèrement différente, qui mérite qu’on y accorde une attention particulière. D’autant plus particulière que c’est là que se trouve, très souvent, la clé de la réussite de votre petite entreprise de booking indépendant.

Tremplin pour la gloire

Aucun mot ne porte mieux son nom qu’un tremplin (à part peut-être « passoire » et « tire-bouchon », mais c’est une autre histoire), qui reste d’après Wikipédia « un équipement sportif dont on s’élance pour effectuer un saut ». C’est bien de ça qu’il s’agit, faire un bond en avant dans votre carrière sans renier (pour une fois) vos principes… Alors, bien sûr, oubliez tout de suite le mythe du producteur qui vous attend en bord de scène pour vous faire signer le contrat de vos rêves. Mais le tremplin vous assurera du moins la possibilité de vous exprimer dans des conditions optimales, de bénéficier de retombées médiatiques certaines, et, dans le meilleur des cas, de vous voir octroyer des avantages financiers ou en nature qui pourraient vraiment vous faire décoller. Dans tous les cas, vous ne devriez pas avoir à payer pour participer à un tremplin, si c’est le cas, nous vous le déconseillons. Une première étape importante, donc, à ne pas négliger : si les tremplins sont souvent des dispositifs régionaux réservés aux groupes du coin, l’IRMA tient notamment à jour une liste des tremplins au niveau national et Concertlive.fr en a choisi les 9 plus importants.

Assignés à résidence

Si le premier prix de ces tremplins s’avère souvent être une somme d’argent ou la possibilité d’enregistrer en studio dans des conditions optimales, il peut aussi parfois s’agir d’une invitation en résidence, soit un dispositif d’accompagnement global d’un groupe qui peut aller de la simple mise à disposition de locaux de répétition à une assistance complète sur la mise en place scénique, le processus de création, le réglage du son ou même la façon de gérer ses premiers contrats. Sachez que dans chaque grande ville, une structure labélisée SMAC (Scène de Musique ACtuelle) est censée assurer cette mission « d’accompagnement des pratiques musicales »… N’hésitez donc pas à vous rapprocher de la SMAC la plus proche de chez vous pour étudier ensemble les différentes options.

Festival

Depuis un an, quarante-huit festivals ont été supprimés en France… Mais si l’on annonce déjà leur mort programmée, de nombreuses manifestations résistent encore à la baisse des subventions publiques et à la sur-programmation de quelques artistes au détriment d’une plus grande diversité. L’intérêt de se voir programmé au sein d’un festival est immense, entre hausse immédiate de la notoriété et de votre fan-base… Même si vous êtes amenés à faire des concessions sur votre cachet. Si la procédure de base reste la même que pour n’importe quelle salle de concerts (mailing, phoning, etc.), la petite spécificité réside encore dans le fait que de nombreux programmateurs de festivals fonctionnent encore à l’ancienne, parcourant des kilomètres toute l’année pour aller voir jouer d’obscures (pour l’instant) formations dans des petits lieux. N’hésitez donc pas à les inviter à vos concerts dans le coin, après vous être constitué une base de donnée efficiente. Sans négliger les plus petites manifestations, un excellent point de départ pour une carrière réussie.